Soyez les bienvenus chez les professionels de la santé..

0671-60-66-06 7:30 - 16:00 (Sam - Mer)   7:30 - 14:00 (Jeu)

Dacryocystite chronique

Une dacryocystite est une inflammation, généralement d’origine infectieuse, d’un sac lacrymal. La dacryocystite se manifeste par un larmoiement continu typique, équivalent à celui que l’on peut connaître lors d’un rhume. La dacryocystite survient essentiellement aux âges extrêmes de la vie: chez les nouveaux-nés et les personnes âgées de plus de 70 ans. La dacryocystite est liée, chez les personnes âgées, à une sténose des canaux lacrymaux. La baisse du flux des larmes entraîne un risque accru d’infection. Dans les phases débutantes de l’infection, le traitement consistera en antibiothérapie associée à une application locale d’un collyre antiseptique. Lorsque l’infection est plus avancée, un abcès du sac lacrymal peut survenir, on observe alors l’apparition d’une tuméfaction rouge et douloureuse à la commissure des paupière, la maladie justifie dans ce cas une brève hospitalisation.

Causes
Les causes de la dacryocystite sont mal connues. Parmi les principaux facteurs de risque :
Sténose des canaux lacrymaux: le flux de larmes va normalement évacuer les bactéries. La sténose des canaux lacrymaux va limiter cette fonction de drainage et accroître le risque d’infection.
Maladies ORL chroniques : les individus sujets à des pathologies ORL chroniques (rhinite, sinusite parmi les principales) sont plus susceptibles de subir une infection affectant les canaux lacrymaux.
Anomalie morphologique: une forme rare de la maladie vient d’une absence congénitale des glandes lacrymales.
Symptômes
Larmoiement : les yeux produisent des larmes en continue. La quantité est variable selon les individus mais peut atteindre un niveau qui rappelle ce que l’on retrouve lors d’un rhume.
Abcès du sac lacrymal : avec le temps les glandes lacrymales tendent à s’infecter jusqu’à entraîner l’apparition d’une tuméfaction rouge vif et douloureuse au toucher (au niveau de la commissure des paupières). Du pus est susceptible d’être expulsé des glandes lacrymales lorsque l’on appuie sur la zone.
L’infection ne touche généralement qu’un seul œil avec une fréquence plus élevée pour l’œil gauche.
Traitements
Le traitement va dépendre du stade de la maladie. Un traitement par antibiotiques à domicile est privilégié pour les formes débutantes. Une brève hospitalisation est généralement nécessaire en cas de forme aiguë. Une intervention chirurgicale peut être réalisée après le traitement dans le but de réduire le risque de récidive.
L’intervention
La dacryocystorhinostomie consiste à créer un passage entre le sac lacrymal et les fosses nasales. En effet, les voies lacrymales sont, dans votre cas, sténosées à la partie basse de leur trajet, au niveau de la terminaison du canal lacrymo-nasal sous le cornet inférieur. Il est peu fréquent que s’y associe une sténose du canal d’union entre les canalicules et le sac. Ceci complique alors le geste chirurgical à effectuer et diminue les chances d’un bon résultat.
Les techniques opératoires et les résultats
Pour traiter cette anomalie, trois possibilités sont actuellement offertes :
1- Réaliser une dacryocystorhinostoinie au laser :
Intervention de durée relativement brève (environ 1/2 heure), qui peut être facilement réalisée sous anesthésie locale associée en général à une neuroleptanalgésie.
L’avantage de l’intervention est sa facilité. On peut y associer une intubation bicanaliculo-nasale.
Son inconvénient est que les chances de succès (70%) sont inférieures à celles de la dacryocystorhinostomie chirurgicale.
En cas d’impossibilité technique en cours d’intervention, le médecin peut être amené a ne pas réaliser l’intervention au laser et à passer directement à une dacryocystorhinostomie chirurgicale.
2- Réaliser une dacryocystorhinostomie chirurgicale avec abord endonasal :
Il n’y a pas de cicatrice cutanée.
Les chances de succès sont encore variables selon les équipes. L’inconvénient est qu’elle ne permet pas de traiter les sténoses au canal d’union.
3- Réaliser une dacryocystorhinostomie chirurgicale :
Elle consiste à anastomoser, par voie cutanée, le sac lacrymal avec la muqueuse nasale.
Au cours de cette intervention, un morceau d’os, d’environ 2 CM2 , est enlevé au niveau de la branche montante du maxillaire supérieur. L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale associée en général à une neuroleptanalgésie, ou parfois sous anesthésie générale, et dure 50 minutes à 1 heure.

Les chances de succès sont d’environ 90%.