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La DMLA

La DMLA, Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge, est une affection des yeux qui peut apparaître après l’âge de 50 ans, le plus souvent après 60 ans.

La DMLA se traduit par une perte progressive du centre du champ de vision empêchant la personne de lire, d’observer son interlocuteur, de conduire… La DMLA ne conduit pas à la cécité totale mais l’atteinte, voire la perte de cette partie centrale du champ de vision, pénalise la vie quotidienne, de façon grandissante avec l’évolution de la maladie.

La DMLA, Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge, est une maladie qui condamne les récepteurs visuels appelés « cônes » qui permettent la précision de vision, la vision des couleurs… C’est une « mort » prématurée de ces photorécepteurs de la rétine qui tapisse le fond de l’œil.

Cette altération du tissu de la rétine provoque à plus ou moins long terme un retentissement sur l’activité cellulaire de la zone maculaire. La macula est le centre de la rétine, elle permet de bien voir le centre du champ visuel : fixer du regard, observer… Sa richesse de cellules visuelles et leurs fonctions s’en trouvent dégradées.

L’impact sur la qualité de vision est certain, de niveau plus ou moins important suivant le degré de développement de l’affection, et plus ou moins rapidement en fonction de la forme de la maladie.
Le centre du champ de vision est menacé, ce qui est très pénalisant dans la vie quotidienne puisque le champ de vision central permet l’observation : lire, regarder son interlocuteur, se déplacer… La périphérie du champ de vision n’est généralement pas endommagée.

Il existe deux formes de DMLA : la DMLA sèche et la DMLA humide.

Les symptômes
N’attendez jamais de percevoir des symptômes de troubles visuels pour consulter unophtalmologiste.

Un diagnostic précoce optimise la prise en charge de la maladie pour limiter son évolution.

Les premiers symptômes ne sont pas forcément perçus en vision binoculaire, c’est-à-dire les 2 yeux ensemble, un seul œil pouvant être atteint : c’est pourquoi les tests proposés comme la grille d’Amsler en bas de page, doivent être réalisés un œil après l’autre.

Une personne atteinte de DMLA peut percevoir un ou plusieurs troubles de la vision, malgré le port de ses lunettes de vue qui corrigent la presbytie : un manque de sensibilité aux contrastes, une vision moins nette, voire une vision floue rendent la lecture difficile. À cause de cet inconfort visuel, la personne ne lit plus ou beaucoup moins longtemps.

Manque de sensibilité aux contrastes Trouble de la vision : vision floue

Apparition d’une tache noirâtre au centre Déformation ondulatoire de la vision : scotome centraldes lignes droites

En présence de DMLA humide, les troubles visuels apparaissent plus brutalement par des déformations ondulatoires des lignes droites, appelées métamorphopsies, et/ou par l’apparition d’un scotome : tache noire au centre du champ visuel. C’est la forme la plus grave de la DMLA : consultez très rapidement un ophtalmologiste.

Un seul œil est généralement atteint dans un premier temps. Ceci rend d’autant plus difficile la prise de conscience. Il faut donc vérifier la vision d’un œil puis de l’autre pour s’assurer qu’aucun n’est atteint.

Dans le doute ou en cas de début de symptôme : il faut consulter un ophtalmologiste.

Dépistage de la dmla : le test de la grille d’amsler
Demandez ce test à emporter auprès de votre ophtalmologiste : ce test doit être absolument réalisé un œil après l’autre. Mettez vos lunettes de vue, placez-vous en vision de près (30 cm), cachez totalement l’œil non testé, fixez le rond noir central.

Les lignes droites doivent être vues et demeurer droites (pas ondulées), aucune tache sombre de doit apparaître dans le champ visuel.

Si ce test ne met pas en évidence d’anomalie, cela ne signifie pas que l’œil est en bonne santé, seul un contrôle médical régulier chez votre ophtalmologiste permet un dépistage rigoureux.
Lors de l’observation de l’état de la macula, la forme sèche se caractérise par l’apparition de petits amas blanchâtres appelés “drusen” alors que la forme humide fera apparaître des zones d’hémorragies.
La DMLA “sèche” ou “atrophique”
C’est la forme de DMLA la plus répandue.
Elle se caractérise par la diminution progressive du nombre de cellules visuelles, un appauvrissement par mort prématurée du nombre de récepteurs, les « cônes », permettant la précision de vision.

Son évolution est lente, c’est-à-dire sur plusieurs années.

L’ophtalmologiste constatera, par l’observation du fond de l’œil, des amas blanchâtres au centre de la rétine, ce sont les drusen, appelés aussi druses.

Une prise en charge médicale précoce permet de freiner l’évolution de la maladie et ainsi de préserver le champ de vision jusqu’alors épargné. Cette forme de DMLA est considérée comme grave dans le sens où il n’existe pas de traitement pour guérir les dommages constatés.
La DMLA “exsudative” dite “humide”
C’est la forme la plus grave qui nécessite une prise en charge médicale urgente.

La macula est envahie de petits vaisseaux sanguins anormaux qui se développent de façon anarchique.

Ces néo-vaisseaux sont issus de la choroïde, l’une des couches de la rétine qui permet d’alimenter l’iris et les photorécepteurs de la rétine.

La DMLA humide se caractérise par une évolution brutale, souvent en quelques jours seulement.

Elle est précédée de métamorphopsies, c’est-à-dire de déformations de la vision, en l’occurrence ces déformations se traduisent par une perception visuelle ondulée des lignes droites (voir l’illustration dans les symptômes de la DMLA).
Les causes

Les causes possibles de DMLA ne sont pas prouvées scientifiquement, mais il existe de fortes suspicions du fait de prévalences constatées, c’est-à-dire du nombre de patients présentant des points communs.
L’âge et le vieillissement sont les principaux responsables.
Les autres facteurs de risques recensés sont :
  • Le tabagisme : une étude menée par l’Inserm a montré que le risque de développer la maladie augmente de 25% avec la consommation du tabac,
  • Les effets cumulatifs de la nocivité du rayonnement solaire : les UV, la lumière bleue,
  • Les prédispositions génétiques,
  • Les carences en vitamines anti oxydantes et en certains minéraux,
  • L’hypertension,
  • Le stress,
  • Les régimes alimentaires trop riches en viandes et en graisses.
Les traitements

Les traitements existants aujourd’hui consistent à stopper ou à freiner l’évolution de la maladie, mais pas encore à la guérir.
Ces traitements ne sont pas chirurgicaux, ils consistent à lutter contre la maladie :
  • Par Injection Intra Vitréenne IVT : mode de traitement qui se développe. De quoi s’agit-il ? Pour les médicaments ou les collyres, les principes actifs arrivent dans l’œil par transmission par le sang, or l’intérieur de l’œil n’est pas vascularisé, le plus efficace est donc d’introduire le produit directement dans l’œil, par une piqûre (IVT). C’est un mode d’injection qui peut impressionner mais qui est très prometteur.
  • Par laser : pour la DMLA humide, l’objectif est de détruire les néo-vaisseaux responsables de la destruction de la structure complexe de la macula. La technique utilisée est la photo coagulation au laser argon ou krypton, le taux de réussite est d’environ 50%.